Il s’agit d’un projet ambitieux qui s’étalera sur une période de plus de 27 mois à compter de cette date de lancement, ce mercredi 25/02/2026. Ce projet de l’Office Burundais des Recettes bénéficie du soutien financier de la Banque Mondiale à travers son antenne à Bujumbura « PAFEN » qui signifie projet d’appui aux fondations de l’économie numérique au Burundi.
Ce projet de digitalisation du système de collecte des recettes au Burundi vise le renforcement et l’efficacité de la plateforme e-KORI, l’amélioration de la qualité et de la fiabilité des données, l’accroissement de la transparence dans la collecte des recettes fiscales et non fiscales et à offrir pour ce des services plus simples, plus rapides et plus accessibles aux contribuables et aux partenaires de l’OBR, a explicité Monsieur Emmanuel Mbonihankuye, le Commissaire Général de l’Office Burundais des Recettes.

Monsieur Emmanuel Mbonihankuye, Commissaire Général de l'OBR lors de son discours
L’objectif visé par la banque mondiale dans son soutien à la plateforme e-KORI n’est autre qu’amener l’OBR à bâtir une administration moderne, performante menant vers la réussite en plaçant l’humain au centre de la réforme comme le dit Monsieur Pierre Ndamama, coordonnateur-adjoint de PAFEN. Ainsi, le PAFEN, dans son souci d’accompagner à bon port le projet, a fait recours à une expertise qui sera faite par une maison tunisienne spécialisée en la matière. Il s’agit de AMC Ernst § Young ( EY ). Celle-ci travaillera de connivence avec l’équipe-projet e-KORI de l’OBR sur cette période de 27 mois en vue de mettre sur pieds cette digitalisation.
La mission de ce cabinet d’expertise se résume essentiellement en 4 niveaux comme l’a bien précisé Mbonihankuye. Il s’agira d’expliquer à chaque catégorie de partenaires la gestion du changement et les enjeux réels. Viendra pour la suite la préparation des agents de l’OBR, les contribuables et les partenaires à adopter progressivement les nouveaux modes de travail à travers la solution e-KORI. En troisième lieu, informer de manière structurée et continue les évolutions des processus et des pratiques. Enfin, c’est réduire au maximum les résistances éventuelles accompagnant naturellement toute réforme de cette ampleur.

Photo de famille des invités présents
Comme attendu par l’OBR, ce cabinet d’expertise compte adopter une méthodologie basée sur 4 phases en guise de réussir son pari. Dorsal JEBALI, son Senior Manager précise que leur expertise procédera en premier lieu au diagnostic et à la planification. Il lui faudra cartographier les parties prenantes comme les contribuables. Un focus sur l’humain sera abordé en analysant la perception de ces changements auprès des contribuables. Au final, il procédera à arrêter une stratégie de la conduite du changement en menant une étude d’impact, renchérit Madame JEBALI.