Les établissements d’hébergement toujours indulgés à revoir leur conformité fiscale

Office Burundais des Recettes

« Je suis fier de contribuer à la construction du Burundi »

Dans la poursuite de sa campagne de vérification de la conformité fiscale des contribuables, l’OBR a effectué une descente dans certains établissements d’hébergement et de débits de boissons de la capitale économique Bujumbura ce jeudi 25 juin 2026. Pour certains des établissements visités dans les quartiers de Bwiza, Nyakabiga et Rohero, c’est la non-conformité et l’évasion fiscales qui continuent de s’observer.

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Les vérificateurs de l'OBR vérifient à travers les documents retrouvés sur le bureau d'accueil d'un hôtel si le contribuable ne fait pas une facturation manuelle parallèlement à la facturation éléctronique

Comme nous l’ont confié les vérificateurs sur terrain, même si la majorité de ces contribuables sont immatriculés au niveau de l’Administration Fiscale, plusieurs d’entre eux n’observent pas leurs obligations fiscales.

Certains ne paient pas ou n’affichent pas la Licence d’exploitation, d’autres ne disposent ou n’utilisent pas convenablement la Machine à facturation électronique ; tandis que bien d’autres ignorent encore de collecter, déclarer et payer la taxe de consommation des services d’hébergement.

Pour certains, les prix pratiqués ne sont pas conformes à la Licence d’exploitation qu’ils ont payée. L’on citera par exemple un gestionnaire d’un hôtel qui, ayant payé 300 000 FBU comme frais de la License, fait occupée sa chambre à un prix de 70 000 FBU comme retrouvé dans sa machine à facturation électronique alors qu’il devrait faire payer 30 000 FBU conformément au seuil de la licence payée.

D’autres cas marquants sont les gestionnaires d’hôtels qui, jusqu’aujourd’hui, affichent encore la Licence d’exploitation relative à l’exercice 2024, alors que deux autres exercices à savoir 2025 et 2026 vont bientôt s’écouler et se croient toujours en ordre ; et ceux qui affirment avoir déclaré et payé certains impôts ou taxes mais qui ne sont pas en mesure de justifier leurs conformité puisque leurs preuves de conformité sont conservées loin de leurs établissements, et souvent dans les cabinets de leurs comptables ou conseillers fiscaux.

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Les vérificateurs de l'OBR vérifiant l'utilisation de la Machine à facturation éléctronique dans un hôtel

« Normalement, pendant la journée, nous ne délivrons pas de facture aux clients, sauf si un client nous l’exige. Quant à la facture électronique, nous ne l’émettons que le soir après s’être rassuré que réellement le client occupe la chambre, puisque des fois des clients ayant fait une réservation se désistent et récupèrent même leur argent et nous sommes obligés de supprimer ou modifier les factures », a avoué un des gestionnaires des hôtels visité.

« Actuellement, il nous est très difficile d’honorer nos obligations fiscales et bancaires, puisque depuis que les frontières burundo-congolaises ont été fermées suite à la crise socio-sécuritaire qui secoue nos voisins de la RDC ces jours-ci, l’effectif de    nos clients qui étaient en grande partie des congolais a considérablement baissé, et notre chiffre d’affaires a fortement chuté. Imaginez-vous si nous sommes obligés de passer carrément 2 à 3 jours sans accueillir même un client ! », se justifient les gestionnaires d’établissements d’hébergement face à leurs erreurs fiscales.

Après tout, tant que ces établissements continuent de fonctionner, ils doivent aussi remplir leurs obligations fiscales puisque l’impôt est calculé proportionnellement aux revenus enregistrés. Répliquent les vérificateurs tout en rappelant que tous les documents et pièces justifiant la conformité fiscale doivent être conservés sur les lieux de travail. Les conseillers fiscaux ne peuvent garder que leurs copies.

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L’on notera que cette campagne de contrôle de la conformité des contribuables a débuté depuis un mois et se réalise concomitamment dans tout le pays.